Collège Sainte-Anne : les temps modernes

Collège Sainte-Anne : les temps modernes

LE COLLÈGE SAINTE-ANNE
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i-classeC'est en 1960 que le Pensionnat reçoit le titre d'honneur de Collège Sainte-Anne. Nous sommes au temps de la Révolution tranquille, du rapport Parent, de la création du ministère de l'Éducation et des cégeps, donc du renouvellement du système scolaire. Pour Sainte-Anne, cette décennie se clôt sur sa reconnaissance comme établissement d'intérêt public, selon les critères de la Loi sur l'enseignement privé. À ce moment, 306 élèves y étudient. La disparition de l'internat et le réaménagement de la résidence des sœurs (1972) permettront de doubler, voire tripler le nombre d'élèves dans les années à venir. Car les dortoirs et chambres laissés vacants deviennent classes, laboratoires, ateliers, salle oratoire...

À partir de 1978, un vent nouveau souffle sur l'institution. Les grands objectifs du Collège sont définis en comités; une ébauche de projet éducatif, esquissée sur papier. L'uniforme passe du noir au cobalt, couleur qui, l'an suivant, inspire le nom du journal des élèves : La vie en bleu. En fait, l'information prend un essor particulier, puisque l'Association des parents fait paraître son Trait d'union et la direction s'exprime dans Format, jusqu'à ce que Le Phare prenne le relais.

Par ailleurs, pour renforcer l'éducation intégrale (un concept né au XIXe siècle et adopté par les sœurs dès le départ), un centre sportif (Le Goéland) voit le jour en 1979. Dans la foulée, des clubs de lecture s'animent, des équipes de génie en herbe se forment, l'improvisation s'implante, la Fête des toges revit. Puis 1982 donne une salle à manger aux finissants et une cafétéria misant sur une alimentation saine pour tous. Cette même année, le Collège aménage des locaux d'économie familiale, d'initiation à la technologie et à l'informatique. En outre, la gestion financière et pédagogique est informatisée. En 1986, Sainte-Anne écrit donc la 125e page de son histoire avec un premier virage informatique et... 915 élèves en son sein.

En marge des festivités du 125e, les travaux reprennent et le Pavillon Marie-Esther permet qu'en 1988 se réalise enfin le rêve d'Esther Blondin : une école mixte. Lieu d'arrimage des 1re secondaire, il facilite le passage du primaire au secondaire et offre de nouveaux locaux, dont un amphithéâtre et des salles de musique. Grâce à ce nouvel édifice, la danse se taille aussi une belle place dans le curriculum du Collège. Rien ne semble freiner l'expansion de l'école qui acquiert, en 1992, la salle paroissiale Saint-Stephens pour y créer un centre culturel abritant une bibliothèque informatisée, une salle d'Internet et une d'exposition.

Prélude des années 2000, le vingtième siècle s'achève sur un moment historique. En effet, 1998 signe la passation du flambeau aux mains d'un directeur laïc et le départ des dernières religieuses au sein du personnel.

Photo de droite: Centre sportif Le Goéland, inauguré en 1979